Tuesday, November 11, 2008

Cap 110

Le Rocher du Diamant, la Femme couchée et la Passe des Fous
La commission Kaspi présentera demain son rapport qui souligne que les commémorations publiques ou nationales sont trop nombreuses... La polémique ne va pas manquer d'enfler puisqu'on assiste déjà à une levée de boucliers. J'ai compris que le rapport proposait de ne retenir que trois dates ayant une signification particulière: le 11 novembre, le 8 mai et le 14 juillet et que les autres dates auraient "un statut régional" ou "communautaire", mais qu' elles pourraient de temps à autre avoir un statut national, par exemple tous les 5, tous les 10 ans, ou dans des circonstances particulières...


Parmi les commérations visées, l'abolition de l'Esclavage, fixée très récemment au 10 mai.
Même si je m'agace souvent de voir qu'on ne s'en sort pas de cette question, qu'elle mine les esprits, qu'elle freine les actions, qu'on voudrait passer à autre chose.. Est-ce bien raisonnable de vouloir en faire une commémoration communautaire? N'est-ce pas ainsi que cela sera perçu alors qu'il me semble que l'idéde l'historien Kaspi me semble plus intelligente et fraternelle? L'idée qu'on pourrait en un seul jour se souvenir de TOUS ceux qui ont souffert par exemple, sans surenchère de l'horreur. .
Peut-être est-il encore trop tôt?

Cap 110 est le nom d’un mémorial à l’esclavage érigé à l’Anse Caffard sur la commune du Diamant. L’œuvre déposée à même le sol est un ensemble de 15 bustes de personnages affligés présentés de manière serrée en forme de triangle (en référence au commerce triangulaire). Construites en béton armé et blanchies au sable de Trinité-et-Tobago, chacune des statues pèse 4 tonnes pour une hauteur de 2,5 m. Elles sont orientées au Cap 110 (est-sud-est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée. Le site a été choisi en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. La nuit du 8 avril 1830, alors que la traite avait été déclarée illégale, un navire transportant 300 esclaves s’échoue en pleine tempête sur les rochers de la côte.

Crédit photo : Comité pour la mémoire de l'esclavage

J'y passe de temps en temps. J'aime ce petit bout de terre face à la mer.Les statues ont souffert après le passage du cyclone Dean l'an dernier mais il y a toujours dans l'atmosphère un petit quelque chose infiniment émouvant.

Juste avant j'étais allée au marché des Anses d'Arlet. Je me ficherais des claques car il y avait de magnifiques ramboutans, une sorte de litchee à poils, divin quand il est mûr à point....D'une belle couleur carmin, le temps de trop réfléchir, ils étaient tous partis... C'est trop bête. J'ai pris un fruit à pain. J'en ai fait un Minute de fruit à pain. Je vous raconte ça bientôt. Pour l'instant faut que j'aille voir les bateaux du Vendée.

Ce cap Finisterre c'est pire tiens que de passer le cap Horn...

4 comments:

Colette MARTINIC said...

Bon mardi .....biz

Miss Diane said...

Il faut se souvenir mais il faut aussi regarder en avant. J'ai vu des ramboutans dimanche dernier dans le quartier chinois et je regrette de ne pas en avoir acheté.

Cuisine Framboise said...

Exactement, Diane! Je comprends ce rapport ainsi comme une réflexion pour passer à autre chose. Il faut juste que les gens soient prêts et j'ai bien peur que ce ne soit pas le cas.

Gracianne said...

terribles. ces statues.

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