Sunday, July 3, 2011

Love me two times


Love me two times, baby
Love me twice today
Love me two times, girl
I'm goin' away
Love me two times, girl
One for tomorrow
One just for today
Love me two times
I'm goin' away


Tuesday, June 28, 2011

Le cake d'Elvira

Il fallait bien que ça change. En finir avec les cakes indigestes, trop secs ou trop mous.
Emprunter le bon chemin. Etre un peu- beaucoup- motivée. Laisser faire -aussi- l'inspiration.




Cake aux Tomates séchées, Chèvre et Romarin
Guidée par Elvira (Là)
75g de farine T55
75g de farine de maïs
1 c à café de levure chimique
3 oeufs
150ml d'huile de conservation des tomates séchées (ou huile d'olive)
150ml de lait de soja (ou autre)
2 branches de romarin
150g de tomates séchées
2 gousses d'ail
150g de fromage de chèvre
Poivre fraîchement moulu.
Préchauffer le four à 185°C/190°C
Dans une jatte, tamiser les farines et la levure. Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien à chaque fois. verser l'huile et le lait. Mélanger pour obtenir une pâte lisse.
Emietter le romarin. Couper le fromage de chèvre après l'avoir séché avec du papier absorbant.
Egoutter les tomates, les essuyer. Les couper en lamelles.
Ajouter l'ail écrasé, les lamelles de tomates, les cubes de fromage, le romarin émietté. Mélanger. poivrer. Saler légèrement ou pas.
Verser dans un moule graissé. Enfourner pour 45mn environ.

C'est dit. A faire et à refaire.


Dès le lendemain ... Changer pour un Serrano, du parmesan, quelques feuilles de pousses d'épinard... Tout autant délicieux, moelleux, léger. Infaillible. Merci Elvira.

Monday, June 20, 2011

La symbolique du chien.

Ce mois de Juin d'avant Bac les filles faisaient retraite dans la campagne briarde. Des filles qui savaient ce qu'elles voulaient, qui l'eurent. Ne restent pourtant en mémoire qu'un moka au café, les balades en vélo au village. Les bobos d'avant l'heure y trouvaient un gros pain de ménage à la mie dense, épaisse - du miel crémeux, du beurre salé. Ca faisait marrer la boulangère de vendre son pain chien. Personne n'en voulait. Tout juste bon à nourrir les clébards, faut croire. Quel nom. C'est étrange comme la référence canine traine un cortège sinistre, pessimiste voire agressif et même violent. Suspect à tout le moins car même sous ses airs bonasses, la fille qui a du chien pourrait bien vous descendre.
Est-ce pour cela qu'il aura fallu tant de temps pour découvrir ce qui se cachait derrière la Sauce Chien. A circuler entre les seaux de groins et autres salaisons, les bidons de sang de porc... Que pouvait-on imaginer......
C'est bon parfumé, léger, épicé. Autant en rester là. Non vraiment on ne voit pas le sens de tout cela.


On ne voit pas la silhouette du chien sur ce couteau parfaitement aiguisé. Vulgaire couteau d'office, de Thiers certes. Laideur plastique d'un manche noir. Hélas.


Pour un temps, j'abandonne mon couteau japonais. Il fallait bien que vous parle de cette merveille créole. La Sauce Chien où chaque ingrédient est finement émincé à l'aide d'un couteau chien. C'était donc ça.



Sauce Chien
Pour un bol
1 oignon ( blanc ou rouge comme ici )
3 cives
1 citron vert
2 gousses d'ail
1 piment lampion
1 c à soupe d'huile d'Olive
Fleur de Sel
Bois d'Inde
Persil, Thym ou tout autre herbe du jardin
Un bol d'eau
Un couteau chien
Laver le piment, ôter les graines. Rincer la pulpe, en découper la moitié en fines lanières. Emincer oignon et cives. Ecraser les gousses d'ail. Mélanger le tout dans un bol en y versant l'huile. Presser le jus de citron. Ajouter. Assaisonner. Parfumer. Faire bouillir l'eau. La verser. Laisser infuser 30mn.


C'est prêt.


Le problème du barbecue en Juin, c'est qu'il fait souvent un temps de chien.

Thursday, June 16, 2011

Bloomsday

" Il se retrouva dans un air plus pur et revint sur ses pas en direction de Grafton street. Manger ou être mangé. Tue-le! Tue-le!
Imaginons un peu cette cuisine communautaire qui nous attend peut-être un jour. Tout le monde trottant avec des écuelles et des gamelles à remplir. On en dévorerait le contenu dans la rue. John Howard Parnell par exemple, le doyen de Trinity College tous les enfants à leur maman sans parler des doyens et du doyen de Trinity femmes et enfants, cochers, prêtres, pasteurs, maréchaux, archevêques. Venant d'Ailesbury road, de Clyde road, des quartiers ouvriers, de l'asile nord de Dublin, le maire dans son carrosse en pain d'épices, la vieille reine dans sa petite voiture. Mon assiette est vide. Après vous et votre hannap municipal. C'est comme à la fontaine de Sir Philip Crampton. On essuie les microbes avec son mouchoir. Le type suivant en remet une fournée avec le sien. Le père O'Flynn les ferait courir. On s'y bousculerait quand même. Tout pour sa pomme. Les enfants se battraient pour lêcher le fond de la marmite. Faudrait une marmite aussi grande que Phoenix Park. On y harponnerait des morceaux de lard et des gigots. On se prendrait à détester tous ses voisins. Comme au City Arms Hotel ce qu'elle appelait La table d'hôte. Soupe, plat garni et dessert. On ne sait jamais la pensée de qui on est en train de mâcher. Mais qui laverait toutes les assiettes et toutes les fourchettes? Peut-être qu'à cette époque on se nourrirait seulement de cachets. Les dents devenant de plus en plus mauvaises.
Après tout il y a du vrai dans ce délicat goût végétarien des produits de la terre l'ail, c'est sûr, ça pue l'oignon craquant des joueurs d'orgue de barbarie italiens, les champignons les truffes. La souffrance des animaux aussi. Plumer et vider une volaille. Les malheureuses bêtes au marché aux bestiaux qui attendent que le merlin leur fende le crâne. Meuh. Les pauvres veaux sont tremblants. Meuh. Flanchet de meuglard. Boeuf au chou. Chez les bouchers, le mou tremblote dans les seaux. Mets-nous ce morceau de poitrine qui est accroché là. Flop. Têtedemort et vieuxtibias. Moutons écorchés les yeux vitreux pendus par les pattes, museaux de mouton dans du papier sanguinolent les narines dégouttant de la confiote sur le sciure. pour la tête et les déchets, à la caisse. Ne sabote pas ces morceaux, toi le petit jeune.
Du sang frais encore chaud, on le prescrit à ceux qui dépérissent. On a toujours besoin de sang. Insidieux. Le lécher, encore fumant, un sirop épais. Spectres affamés, vampires.
Ah, j'ai faim."
Ulysses by James Joyce -1922-
Traduction sous la direction de Jacques Aubert 2004

13°C à Dublin.. Un genre de boeuf au chou pour fêter le Bloomsday dans les rue de la ville.


Beef & Guinness Stew with Buttered Cabbage
pour 8
2 livres de boeuf à ragoût maigre
3 cuillères à soupe d'huile
2 cuillères à soupe de farine
Sel et poivre du moulin
Une pincée de poivre de Cayenne
2 gros oignons, hachés grossièrement
1 grosse gousse d'ail, écrasée
2 c à soupe de tomate en purée à dans 4 c à soupe d'eau
1 c à soupe de sucre de canne
Guinness- 1 pinte environ
4 ou 5 carottes en morceaux
Thym
Persil frais
Débarrasser la viande de toute graisse. La découper en cubes de 5cm et les metre dans un bol avec une cuillerée d'huile. Assaisonner la farine avec le sel, le poivre et une pincée ou deux de poivre de cayenne. Mélanger à la viande. Chauffer l'huile restante dans une gran
de poêle à feu vif. Faire revenir la viande sur tous les côtés. Ajouter les oignons, l'ail écrasé et le concentré de tomates dans la poêle. Couvrir et laisser cuire doucement pendant 5 minutes environ. Transférer le contenu de la poêle dans une cocotte en fonte et verser un peu de la Guinness dans la poêle. Porter à ébullition et remuer pour dissoudre le jus de viande caramélisé. Verser sur la viande le reste de Guinness. Ajouter les carottes et le th
ym. Remuer. Goûter. Assaisonner au goût. Couvrir la cocotte et laisser cuire au four à basse température, 150°C environ.
Parsemer de pluches de persil. Servir avec de pommes de terre... Incontournable. Boxty, Champ etc...


Et du chou braisé au beurre.

Buttered cabbage
1 chou
3 c à soupe d'eau
Beurre salé
Poivre au moulin;
Retirer les feuilles extérieures. Couper le chou en 4 puis chaque quartier en fines lamelles.
Faire chauffer dans une poêle l'eau avec un bon morceau de beurre. Amener à ébullition. Ajouter le chou. Assaisonner au goût. Couvrir . Cuire quelques minutes. Servir aussitôt.
Facile et bon.

Enjoy

A Dublin, chaque année le 16 Juin depuis 1954, une bande de passionnés célèbre James Joyce en parcourant les rues de la ville sur les traces des deux héros de Ulysse. Un genre d'épopée complètement déjantée se déroulant ce jour de Juin 1904. Bouillonnant, agité, cru, fatigant même, rebutant parfois, je ne sais pas si un jour j'arriverais à en achever la lecture...
Je préfère suivre Mrs Dalloway dans les rues du Londres d'après-guerre, le désordre de ses sentiments m'y est plus familier ; ou bien encore suivre les promenades apaisées de l'homme qui marche. Ca me va mieux et pourtant, curieusement, je me prends à le lire par bribes, à doses filées.... Attachant finalement. Comme une bonne Guinness.

En cadeau ce lien vers une archive Ina, désuète et charmante. http://www.ina.fr/video/CPC8205191301/centenaire-joyce-a-dublin.fr.html

Sunday, June 5, 2011

Back home

L'Ecureuil allait rentrer, poser ses valises. De son périple outre-Atlantique, on ne savait encore rien ou si peu. Juste qu'il allait bien, très bien même. Qu'il aimait ce pays. Que tout le réjouissait.
Le temps d'une mer à traverser, lui faire son dessert préféré. Au chocolat ajouter quelques épices. Le regarder, silencieux, sûrement silencieux. Il serait toujours temps, plus tard de parler de l'Irlande. Demain.

Prétée gracieusement par l'Ecureuil

Brownies au Poivre de Tasmanie.
250g de chocolat 70% de cacao
100g de beurre salé
3 oeufs
200g de sucre de canne
10cl de crème de soja ou crème fraîche
125g de farine T55
30g de poudre d'amandes
1 c à café de poudre à lever
Quelques grains de Poivre de Tasmanie ou autre (Poivre de Cayenne, Piment d'Espelette, Bois d'Inde)


Faire fondre le chocolat avec le beurre. Mélanger, ajouter la crème. Remuer pour obtenir une consistance lisse.Laisser refroidir. Battre les oeufs entiers avec le sucre. Verser le mélange mousseux sur le chocolat fondu.
Tamiser la farine et la mélanger à la poudre d'amandes et à la levure. Ajouter les épices. Verser le mélange chocolaté. Mélanger sans trop travailler l'ensemble.
Verser la préparation dans un moule carré de 20cm de côté, beurré et fariné.
Faire cuire 25mn au milieu du four chauffé à 180°C, jusqu'à ce que le centre du gâteau soit juste pris. Laisser refroidir une trentaine de minutes avant de découper en 16 carrés.


La chaleur des épices vous surprendra dans un deuxième temps. D'abord étonné de ne pas les avoir sentis à la première bouchée, vous reprendrez un petit carré... Pour voir....

Addictif

Sunday, May 29, 2011

Kissing Bridges... Next time


En quittant la ville, elle aurait bien pris par la campagne à travers le Comté. Se perdre à chercher les ponts couverts. Suspendre le temps, traîner en route.... Aller s'embrasser à l'ombre des ponts. Il lui dit qu'ils reviendraient, sûrement. Dans une autre saison peut-être, goûter l'Automne et les dernières tomates vertes.

"Trust me."


Gratin de Tomates vertes
d'après Sheila Lukins. Cuisine et Saveurs
Cuisiner les tomates vertes n'est pas seulement l'appanage du Sud. En Pennsylvanie, comme ailleurs en Nouvelle Angleterre, à l'Automne, les dernières tomates sont ramassées vertes avant l'arrivée des premiers froids. Les fermiers Amish, après les avoir enveloppées une à une, les remisent dans un endroit frais pour une utilisation ultérieure. Ils les feront frire en utilisant saindoux et chapelure. Mais si, dans le Sud, avec les mêmes ingrédients, on se régale de beignets, au Nord, on préfère frire les tomates dans la graisse et parsemer la chapelure au dessus.


Tomates vertes
1 tasse de chapelure
1 c à soupe de sucre de canne
Huile d'olive (1/4 de tasse)
Sel
Poivre au moulin
Persil
Thym
Citron vert
Tranches de bacon, éventuellement.


Préchauffer le four à 175°C et huiler un plat peu profond de 22,5cm de côté.
Couper les tomates vertes en fines rondelles.
Pour la chapelure, réduire en miettes du pain de seigle sec et grillé. Mélanger au sucre. Ajouter du thym. Saler. Poivrer. Humidifier avec l'huile, pas trop.
Disposer une couche de tomates et parsemer de chapelure. Recommencer jusqu'à ce que le plat soit rempli. Terminer par une couche de chapelure.
Faire cuire 1h, au centre du four.
Avant de servir , presser le jus d'un citron sur le gratin. Parsemer de pluches de persil.



Si l'on aime, griller de fines tranches de bacon jusqu'à ce qu'il soit croustillant et l'émietter sur le gratin.

Enjoy

Thursday, May 26, 2011

For the brave people

Ce serait banalité de dire que l'histoire culinaire d'un pays se confond avec les mouvements des populations. L'origine d'un met peut être si éloignée, avoir pris tant de chemins de traverse qu'on ne sait plus quand, où et comment ça a commencé. C'est intégré.... Ca a toujours été. Parfois, c'est un peu plus lisible si le pays est jeune, s'il est une île. On y lit les guerres, les migrations, les famines, les invasions aussi. On y voit aussi l'incroyable pouvoir d'adaptation de l'être humain sous les contraintes quelles qu'elles soient . Et quoiqu'en disent les prophètes en catastrophes naturelles, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Quand les réserves furent créées, au milieu du 19ème siècle, le gouvernement américain s'engagea à assurer aux Indiens l'approvisionnement de base. Essentiellement du blé, incontournable pour les Américains venus du Vieux Continent, obligeant ainsi les natifs d'Amérique à s'adapter et modifier leurs habitudes alimentaires liées à la culture du maïs. C'est ainsi que les femmes indiennes imaginèrent le pain frit que l'on retrouve aussi bien dans le quotidien des familles que lors des grands rassemblements. Chaque tribu a sa manière et revendique d'avoir développé la recette. Un peu comme ici aux Antilles où il doit y avoir autant de recettes de colombo que de familles et dont le gage d'authenticité est que la grand-mère le faisait comme ça.... qui le tenait elle-même de sa mère... C'est dire...
Peu importe, ces recettes sont devenues traditionnelles, incontournables bien qu'issues d'un passé qui résonne de douleur et souffrance.



Tamiser farine, sucre, sel et poudre à pâte.
Verser progressivement l'eau et mélanger à la fourchette pour former une boule.
Inutile de pétrir car on ne cherche pas à obtenir une pâte trop lourde.
Elle peut même être un peu collante.
Avec les mains farinées façonner des disques que l'on plongera dans l'huile chaude pendant quelques minutes de chaque côté.
On obtient de jolis pains soufflés. Ils seront selon les tribus sucrés et parsemés de cannelles ou salés avec plus ou moins de lait et servis en tacos lors des PowWows.

Pour éviter le côté "pompe à huile" (700cal par FryBread tout de même....), je les ai laissés dorer dans un peu d'huile avant de terminer la cuisson au four ( juste au dessus de la cocotte de canard à la mode Buffalo!... (ICI)


Perfect.


Friday, May 20, 2011

L'Amérique rêvée

En fin d'après-midi, dans les rues de Washington, des hommes et femmes en tailleur gris-chemise bleue sortent des bureaux, leur laisser-passer en sautoir. Quand ils se croisent, il se sourient franchement, s'interpellent tout en poursuivant leur route. Certains tirent une valise-cabine, noire évidemment. Tous marchent vite mais on peut les retrouver dans des pubs bruyants de discussions animées, toujours. J'aime l'enthousiasme sincère, définitif, excessif des conversations américaines.
Ailleurs, sur les pelouses du Mall, d'autres ont troqué leur costume pour une tenue de sport.
On repère les groupes à la couleur du tee-shirt, affichant bien souvent leur attachement à l'Irlande.Certains plus jeunes doivent être étudiants ou stagiaires. Ils disputent des parties de baseball acharnées à grand renfort de cris et de tapes dans les mains, complices. Spectacle fascinant aux règles obscures.
L'été, il y a les glacières, la bière pour profiter de la fraîcheur retrouvée. Ils sont là aussi, en cette fin de journée printanière, encore froide et pluvieuse.
D'autres iront au musée.
On ne voit pas le temps passer à déambuler sur le Mall, traversant les allées, dun batiment à l'autre, au gré des envies. Dans la journée, l'endroit prend des allures de cour de récréation, les bus jaunes déversant un flot de jeunes gens rieurs, plutôt minces étonnamment, venus découvrir leur histoire.
On ne compte plus les musées, tous magnifiquement dotés qui jalonnent le Mall. L'accès en est libre hormis les contrôles de sécurité. La Smithsonian Institution est probablement unique en son genre dans le monde.
L'Ecureuil dit ça qu'il trouverait agréable d'aller au musée en rentrant du travail. Il le dit envoyant cet homme, cartable à bout de bras, devant l'oeuvre d'un artiste américain.
Un peu de temps en passant, facilement.
Mais pour nous qui ne sommes pas d'ici, c'est ainsi, on arrive le matin et le soir on est encore là. Les roulottes à hot-dogs sot un peu éloignées mais on peut trouver restaurants et cafés dans les musées. Souvent bons, ils sont le reflet du lieu où ils se trouvent. L'un des plus réputés est le Mitsitam Native Foods Cafe dont le chef s'emploie à recréer de délicieux plats indiens.
Après un Cranberry Crumble, une boisson fraîche à l'hibiscus, on sait qu'on finira là-bas tout au bout à la nuit tombée sur les marches du Lincoln Memorial. On le fait à chaque fois, irrésistiblement attirés. Perdus dans le temps et dans un lieu hors-norme, on regarde au loin les marches où un homme un jour d'été disait son rêve, infiniment troublés à l'idée de ces larges allées envahies par la foule.
Combien étaient-ils à vouloir avec lui ce rêve de travail et de liberté?
Combien sont-ils, ce soir d'avril, devant la bibliothèque MLK à attendre. Des hommes, noirs de peau, assis, silencieux, regards perdus...
Plus tard, en repartant de Portrait Gallery and American Art Museum, je les verrai monter dans le bus qui les conduit probablement vers un abri pour la nuit. Le rêve n'est pas encore pour eux.

Dans mes valises, évidemment ce livre de recettes. Séduite parce qu'on y trouve des recettes faciles, traditionnelles issues de différentes tribus des Amériques et Caraïbes. Séduite parce que la première recette lue était celle d'une Chayotte Slaw.
Chayotte et Christophine sont un même légume qui ressemblent à une poire. Déjà vue ici et .
Le chef cuisinier Richard Hetzler du Mitsimam Cafe propose cette salade en topping d'un sandwich au bison cuit très longuement. J'ai pris un canard même pas sauvage mais épices, aromates et 5h de cuisson lui donnèrent une saveur incomparable.


Librement inspiré de "Pulled Buffalo Sandwiches with Chayote Slaw"-The Mitsitam Cafe Cookbook
Pour 4
2 magrets de canard
1 tasse de vinaigre de riz
1 oignon jaune
4 gousses d'ail
2 c à soupe de sucre de canne
1 c à cafe de sel
1 c à cafe de poivre fraîchement moulu
1 c à café de poudre 4 épices
1 c à café de poudre de piment (plus ou moins selon toléran)
1 piment lampion
1 c à soupe de moutarde en poudre
Eau
Préchauffer le four à 150°C. Découper les magrets en petites tranches dans le sens de la longueur et les faire sauter dans une cocotte en fonte jusqu'à ce que les morceaux soient dorés. Vider un peu de graisse et ajouter l'oignon émincé, l'ail écrasé, le sucre, le vinaigre, le sel, les épices. Verser l'eau qui doit à peine couvrir la viande. Fermer la cocotte et cuire au four entre 4 et 6h.
Pour préparer la Chayotte Slaw, il suffira de râper christophine et carottes. Ajouter quelques feuilles de Coriandre. Assaisonner avec 3 c à soupe de jus de citron vert. Saler et Poivrer au goût.
Quand la viande est cuite, la déchiqueter à la fourchette. Mélanger les fibres à la sauce. Laisser tiédir.
Servir soit dans un petit buns au pain complet surmonté de la Chayotte Slaw, soit sur un pain frit, typiquement indien.
Mitsitam!
(Let's eat en langues Delaware et Piscataway)



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